Alors qu’ASCOREL célèbrera ses 30 ans, Philippe C., un de nos experts techniques, a été là depuis quasiment le tout début de l’aventure !


Il a débarqué en juin 1989 dans le cadre d’un contrat d’adaptation. Monteur câbleur testeur de produits ASCOREL au départ, puis rapidement Responsable Fabrication, il est aujourd’hui  Expert Technique. 

Le temps d’un déjeuner, nous avons fait un petit zoom sur ses 29 dernières années passées chez ASCOREL...

PC LKD  

Philippe C. 

EXPERT TECHNIQUE

Quand tu étais petit... quel métier voulais-tu faire ?    
       
''Quand j’étais petit je voulais travailler dans tout ce qui était embarqué sur véhicules, sur les moteurs et les choses comme ça, mais plus dans la mécanique. 
Aujourd’hui, je travaille plus sur la partie électrique et électronique, donc pas sur les camions en tant que tels, mais plus les accessoires.
Je travaille également sur les grues mobiles, les grues à tour, les grues sur plateformes pétrolières, les nacelles… Ce sont les mêmes jouets que quand j’étais petit mais en un peu plus gros…
     

Comment es-tu arrivé chez Ascorel ?
''J’avais fait un stage chez ERAIN par l’intermédiaire de mon oncle qui y travaillait.
Certains anciens d’ERAIN ont été débauchés par le directeur technique de l’époque Mr Sylvi, pour la création d’ASCOREL. Par l’intermédiaire de mon oncle, j’ai postulé auprès du directeur technique pour me faire embaucher. A l’époque, on faisait beaucoup de câblage à la main, je m’occupais de cela, puis des livraisons, des stocks, des tests. Nous étions deux.
Est-ce que tu aurais pensé rester travailler ici ?
''Pas du tout. Je ne me destinais pas à rester pendant 30 ans dans la même société.
Pourquoi penses-tu être resté autant de temps ?
''Parce qu’il y a toujours des sujets nouveaux, on ne s’ennuie pas. On est assez libres dans nos champs d’action.
  Comment décrirais-tu une de tes journées de travail à un enfant ?
''J'ai des clients qui veulent des choses et si c’est possible, je fais comme du légo technique : j’achète des produits chez Ascorel, un peu chez des sous-traitants et chez des fournisseurs, et j’essaie de répondre au mieux à leur demande.

Je donne des conseils pour les installations de nos produits et je fais du dépannage : quand un client est en panne avec un système ASCOREL il nous appelle pour qu’on l’aide.

Ça arrive même parfois qu’il m’appelle alors que ce n’est pas un système ASCOREL.

J’arrive le matin en ayant une idée de ce je vais faire, et je repars le soir en ayant fait un minimum de choses prévues, mais en ayant fait aussi complétement autre chose, en fonction des demandes et des impondérables de la journée.

Si tu devais choisir un mentor, qui serait cette personne ?
''Seulement un ? ... Ça a été Bernard Sylvi, l’ancien Directeur technique d’Ascorel. 
C’était un technicien, un gars exigeant mais aventurier à la fois. C’est lui qui avait imaginé entre autre le système BRONTO, le MC 320, le pesage, avec l’aide des informaticiens et des électroniciens, et il a conçu toute la partie mécanique. 
Il avait beaucoup de connaissances, un vrai bosseur: Il prenait une affaire, se lançait sans crainte, sans réfléchir à la capacité ou non de le faire. Il mettait ensuite les ressources en face. Il ne faisait pas n’importe quoi non plus, ces actions étaient mesurées malgré son caractère aventurier.

 

Un nouvel expert technique viendra rejoindre ton équipe prochainement. Quels conseils lui donneras-tu ? 
''De maîtriser sur le bout des doigts ses produits avant de se lancer dans les relations clients.
Il doit savoir de quoi il parle avant d’être confronté aux clients. Ça va lui éviter des galères pas possibles.
La formation est très importante, il faut lui allouer du temps, lui confier des petites missions d’accompagnement au départ… avant qu’il vole de ses propres ailes
.
Quelle anecdote ou quel évènement t’a le plus marqué pendant toutes ces années ? 
''En fait j'avais perdu ma tasse à café pendant presque un an environ.
Et Romain lui a fait parcourir une partie de la planète pendant ses déplacements et à chaque fois, l’a prise en photo. Patricia était dans le coup.
Un jour, ma tasse est revenue avec toutes les photos et les explications et j’ai trouvé ça trop fort !

La deuxième anecdote date de plusieurs années : Nous étions en train de charger le camion pour nous rendre à INTERMAT et Séverine M. nous aidait à charger dans le camion… Nous l’avions enfermée dans la caisse du camion et emmenée faire un tour
Tu es amené à te déplacer dans le cadre de tes missions. Quel est ton meilleur souvenir de vadrouille ?
''Mon déplacement au CONGO. : je suis tombé sur un client et un interlocuteur géniaux.

Je suis resté 10 jours là-bas, 8 jours sur plateformes, 2 jours à terre : 11 plateformes différentes visitées et les deux jours restés à terre avec accueil sensationnel.

Ils m’ont invité dans des restaurants supers bons, m’ont fait découvrir des endroits magnifiques. Ils m’ont même emmené dans leur famille respective.

Le Nigeria est sans doute le plus marquant. Les premières missions, je ne me sentais pas en sécurité.

Le fait de voir d’autres cultures, d’être dans des pays qui peuvent être hostiles...cela permet de relativiser sur ce que l’on a, sur sa vie, sur le fait qu’on se crée des besoins qui ne sont pas nécessaires. On ne reste pas forcément à l’essentiel. 
Dans ces pays, ils n’ont pas tout ça, sans dire qu’ils soient arriérés, mais ce sont d’autres fonctionnements, d’autres règles. Certains vivent dans la rue, pas même dans des maisons comme nous.



 

Le Service auquel tu appartiens vient d’être rebaptisé « Satisfaction Client ». Qu’est-ce que cela évoque pour toi ?
''L’objectif est de pouvoir petit à petit se structurer différemment au niveau après-vente, afin d’être plus présents en avant-vente.
Le client, s’il a un choix à faire, doit revenir chez ASCOREL. Ça doit être notre but.

Il y a quelques temps j’ai eu une anecdote avec un client qui me disait ne plus jamais vouloir travailler avec nous car il n’était pas du tout content d’un CEC installé. Après étude du dossier, il s’est avéré que le système avait été installé par un sous-traitant. Un de nos techniciens qui habite à 3h de route du site, s’y est rendu pour faire le nécessaire. Il y est resté jusqu’à 19h. Le lendemain, le client m’a appelé et m’a dit qu’il ne pensait plus du tout la même chose et que s’il devait travailler avec quelqu’un, c’était avec nous car on avait été réactifs, efficaces et professionnels. 
Il ne faut pas être bon que pour aller voir les clients: il faut être bon tout le long du process : quand on vend, quand on installe, quand on conseille, quand on dépanne.

La fiabilité des produits et le service client doivent être notre priorité.

 

Si tu pouvais prendre le poste de quelqu’un d’autre le temps d’une journée, lequel choisirais-tu et pourquoi
''Le mien, parce que j’aime trop ce que je fais. J’ai le droit de répondre ça ?
Sinon, ...Le temps d'une journée ... suivre Franck (responsable des Ventes du Groupe), et participer aux discussions commerciales avec nos OEM lors des réunion techniques et commerciales.


Pour finir, que vas-tu faire de beau ce WE ?
Qu’est-ce que fait notre Expert Technique quand il ne travaille pas
 ?

''Vendredi c'est notre soirée Foot avec Victor du Service Expédition...

Samedi matin bricolage.
Samedi après-midi : marche, je ne sais pas encore où
.
Dimanche matin bricolage et dimanche après-midi voir ma fille jouer au basket

Merci Philippe d'avoir partagé avec nous ton expérience chez Ascorel.